2023
Mothers and monsters
- Satire
- Maternité
- Féminin
- Genre
01/Synopsis
Mothers and monsters est une satire surréaliste qui traite de la maternité d’aujourd’hui et de l’idéal de la famille à une époque où le capitalisme atteint son paroxysme.
À l’occasion d’une célébration bien particulière, une mère-hôtesse a réuni lors d’un grand banquet des mères de famille et leurs enfants parfaits. Le repas orchestré par la mère-hôtesse est soudainement chamboulé par d’ étranges perturbations. Que se cache-t-il dans les coulisses de ce monde idéal ?
04/Crédits
Édith Jorisch
Patrick Francke-Sirois
Isabelle Grignon-Francke
Édith Jorisch
Olivier Gossot
Frederique B. Ste-Marie
Laurent Ouellet
Samuel Thibodeau
Louis Chevalier-Dagenais
Steven Mercier / Post-Moderne
H264
02/Lettre d’intention
Mot de la réalisatrice
Petite, je me projetais par mimétisme dans une vie d’adulte, mère parfaite devant une maison magnifique au gazon verdoyant.. Aujourd’hui, à l’aube de la trentaine et sans enfants, je me questionne beaucoup sur ce “rêve”, sur les idées préconçues du bonheur, de la femme comblée et de la maternité comme ultime objectif. Comme si l’extase était d’enfanté (de posséder le statut de mère) sans que cette expérience ne laisse de traces sur un corps qui se doit d’attirer les regards.
Cette définition du bonheur au féminin m’appartient-elle réellement ? La conception que le succès réside dans la maternité m’a-t-elle été inculquée ?
Avec Mothers and monsters j’ai voulu questionner avec ironie le modèle de la mère idéale dans notre société consumériste et sensationnaliste; et notre obsession à une idée préconçue du succès.
Dans une époque où le capitalisme et l’obsession de l’image atteint son paroxysme, où les Instagram Moms et leurs bébés influencers inondent les réseaux sociaux, le film traite de l’idéal de la famille ; objectif suprême à atteindre à tout prix.
M’inspirant à la fois des housewives américaines des années 60 que d’aujourd’hui, j’ai voulu témoigner de cette pression sociale qui pèse sur les femmes, d’une destinée imposée par la société, en créant un monde où il serait possible d’avoir des enfants sans efforts.
Dans les hautes classes sociales, les femmes peuvent depuis longtemps engager des employées pour s’occuper des petits et ont même aujourd’hui le privilège de choisir de ne plus porter leurs bébés. Mais alors: Pourquoi fait-on des bébés? “Where are all the nannies on Instagram” ?
Fascinée par le surréalisme et les rêves, mais aussi par les phénomènes sociaux comme les gender reveal parties, le unboxing et les systèmes mondiaux d’exploitation, j’ai voulu dresser un portrait allégorique et intemporel de la mère parfaite, dans lequel se confronte l’artificiel et l’organique, la beauté et la laideur, la bourgeoisie et la classe ouvrière; où le spectateur est libre de déchiffrer les symboles et de se les réapproprier.
03/Média
On parle de nous
«Édith Jorisch plonge ici dans un énième sujet existentiel : la maternité. Attention, pas comme on pourrait s’y attendre, mais plutôt de façon franchement surréaliste et satirique, oscillant entre légèreté et lourdeur, beauté et laideur, pour carrément frôler l’absurde et l’horreur.»
«If Parasite / Triangle of Sadness had been made by women. Give this an Oscar nom!!»
«Ce film se distingue par son concept intrigant, soutenu par une direction artistique et des images incroyables qui captivent les spectateur·trice·s dès les premières secondes.»