2020
Le danger en face
- Absurde
- Violence
- Théâtralité
- Excès
01/Synopsis
Le Danger en face est un court-métrage théâtrale et psychotique, adaptation d’un roman graphique, le film embrasse une absurdité crue.
Alors qu’il observe la vie à l’extérieur de sa boutique, un barbier croit apercevoir celui qui en veut à sa vie et à sa famille. Confronté à un danger imminent, le barbier décide de réagir.
02/Lettre d’intention
Mot du réalisateur
« Le danger, en face » est un film sur ces moments où notre imagination dérape. Ce film est l’aboutissement des scénarios que l’on se crée dans notre tête lorsqu’on est seul. C’est un lieu où nous sommes parfaitement libres de faire ce que bon nous semble et à qui l’on veut. C’est une zone qui peut expier tout ce qu’il y a d’abominable et de toxique enfoui en nous. Il n’y a aucune règle : nous sommes ici comme seuls tyrans de la justice que l’on désire imposer aux autres. Il n’est pas rare d’avoir ce type de pensée. Questionnez votre entourage : tout le monde, un jour ou l’autre, a été poussé à bout, au point d’avoir des desseins violents envers des personnes qui ont été désagréables avec eux. Dictées par une éducation et une conscience sociale, nos valeurs nous empêchent de concrétiser ces gestes. Mais le mécanisme s’installe parfois contre notre gré et des concepts cruels peuvent nous assiéger.
04/Crédits
Alexis Chartrand
Patrick Francke-Sirois
Thierry Sirois
Louis Chevalier-Dagenais
Philippe Girard et Leif Tande
Jenn Pocobene
Julie Vallée-Léger
03/Média
On parle de nous
«Glorious black and white heightens the mood, but it’s Bruno Marcil’s bombastic collapse into prevengeful fantasticating that makes this hyper-violent comedy so darn endearing.»
«Ce film qu’on peut qualifier de comédie meurtrière nous plonge dans la psyché légèrement paranoïaque d’un barbier (Bruno Marcil) qui, regardant par la fenêtre de son salon, voit dans un client (Guillaume Cyr) attablé à un restaurant une menace à sa paisible existence. Hilarant et jouissif, ce film nous a beaucoup rappelé le travail du cinéaste Ryland Tews dans Lake Michigan Monster.»
« Sous ses airs fantaisistes, le film pointe en fait la violence fantasmée de notre culture de l’image, sa pulsion objectifiante et son goût pour l’hubris, ce qui se solde par un court métrage à la fois jouissif et morbide. »