2025
Beau temps, mauvais temps
- Vieillissement
- Soins
- Justice sociale
01/Synopsis
Quelques instants partagés dans l’étiolement d’une vie qui s’achève.
Lorsque Renée, 83 ans, se casse la cheville, elle peut heureusement compter sur sa petite-fille Florence, devenue sa proche aidante. Si cette épreuve les rapproche plus que jamais, elle les confronte toutefois inévitablement au déclin de Renée, et à déchirante la fragilité du temps qu’il leur reste.
04/Crédits
Florence Lafond
Patrick Francke-Sirois, David Francke-Robitaille, Florence Lafond
Louis Turcotte
Camille Demers-Lambert, Christophe Voyer, Frédérick Takvorian
Alexis Viau
Francis-William Rhéaume, Simon Meloche
Renée Lafond Matte, Florence Lafond, Monique Lafond
Antoine Félix Rochette
Travelling
02/Lettre d’intention
Mot de la réalisatrice
C’est comme appuyer sur « rec » à l’instant précis où les rôles s’inversent : où il revient à l’enfant de veiller sur le parent. Tandis que j’apprends à laver le corps de ma grand-mère, celui qui m’a autrefois si souvent lavée, je suis déchirée entre la tendresse du moment et la tristesse de ce qu’il implique. Comme une envie viscérale de « remettre les choses en ordre», de redevenir la petite fille de cinq ans blottie dans les bras de sa grand-mère.
Ce film est né d’un accident de parcours, d’une pause imprévue dans ma vie lorsque je suis devenue la proche aidante de ma grand-mère après qu’elle se soit fracturée la cheville. Cette nouvelle intimité, bien qu’elle nous ait rapprochées comme jamais, nous a aussi confrontées à une vérité implacable : si sa cheville guérit, ma grand-mère, elle, dépérit. Lucide face à son déclin, elle parle avec résilience de ses « petits deuils » : ces morceaux d’elle-même qui s’effacent au fil du temps, la rendant moins vive, moins alerte, moins rapide. Là où elle parvient à accepter l’inévitable, je peine à m’y résigner. Ce film m’a forcée à un constat déchirant : si je venais de moins en moins la voir, ce n’était pas (comme j’aimais me le faire croire) à cause d’un emploi du temps chargé, mais surtout parce que je trouvais insoutenable de la voir vieillir, ralentir, dépérir. Fuir était plus facile.
Ce film cherche justement à explorer notre désarroi face au dépérissement de nos proches. Fenêtre sur une intimité à la fois douce et amère, cet oeuvre examine avec sobriété notre capacité à accompagner nos aînés dans leur déclin, tout en nous confrontant à nos propres peurs et vulnérabilités qu’elle déclenche chez nous. Être témoin du déclin d’un être cher agit comme un miroir déformant, nous renvoyant inévitablement à notre propre fatalité. Ce film est une invitation à réfléchir à la manière d’accepter ce qui, inévitablement, nous échappera tous.
03/Média
On parle de nous
«En moins de 15 minutes, le court-métrage Beau temps, mauvais temps a laissé des yeux humides dans son sillage, lors de la projection de jeudi »