2022
Notes sur la mémoire et l'oubli
- Archivage
- Mémoire
- Traces
- Animatin
01/Synopsis
Adaptation cinématographique de l’essai «Le présent infini» de Rafaële Germain, petite ode au temps qui passe et à ce qu’on archive, ou qu’on délaisse.
Capturer, documenter, enregistrer, partager, recommencer. C’est ainsi que nous nous rendons plus inoubliables que jamais en archivant chaque parcelle de notre quotidien. Et si nous avions perdu quelque chose en cours de route ?
04/Crédits
Amélie Hardy
Rafaële Germain
Isabelle Grignon-Francke
Louis Turcotte
Laura Lemelin-Rainville
Louis Roy
Samuel Carrier
Louis Chevalier-Dagenais
Alexa-Jeanne Dubé, Evelyne Laferrière, Gary Boudreault
Travelling
02/Lettre d’intention
Mot de la réalisatrice
D’aussi loin que je ne me souvienne, j’ai toujours ressenti le besoin d’archiver des parcelles de ma vie. Enfant, j’avais une caméra photo toujours au cou. Ado, c’est la vidéo qui a pris le relais. Et que dire de ces 1001 journaux intimes qui retracent par écrit chaque époque de ma jeune vie. L’observation du monde qui m’entoure, la captation de celui-ci et le désir profond de résister à l’oubli et au temps qui fuit…ce sont là des préoccupations qui me sont identitaires. L’essai de Rafaële Germain m’a plongé au cœur d’une vaste réflexion quant au rapport à notre mémoire, à ce besoin d’archiver à tout prix, à la précarité de ces technologies qui se subsistent tranquillement à nos facultés les plus profondes…. Je souhaite m’approprier les mots de l’auteure afin de créer une courte œuvre qui explore l’omniprésence de ces médiums d’archivage dans nos vies modernes. Captifs d’une société d’images, nos vies et nos mémoires sont dorénavant enregistrées, archivées, filmées, photographiées, épiées, accessibles à tout instant. Un vaste buffet à volonté où l’on s’assure que rien ne puisse disparaître dans l’oubli et où notre intimité semble de plus en plus matière publique. Je souhaite explorer notre rapport à cette mémoire infinie par le biais d’un cinéma libre et ludique où plane une certaine nostalgie d’un temps où nous étions peut-être un peu plus libres.
03/Média
On parle de nous
«Amélie Hardy propose un condensé de réflexions à la fois savoureuses et inquiétantes sur la pérennité des traces de notre existence qu’on laisse derrière soi. De la mémoire primitive aux vidéos partagées sur le web, le court métrage ratisse large en re- groupant heureusement son contenu en cinq parties. Malgré les multiples sources visuelles se côtoyant dans le montage nerveux de Louis Chevalier-Dagenais, la narration maintient le cap en assurant une cohésion à l’ensemble.»
« [Dans] Notes sur la mémoire et l’oubli (2022), où l’on observe le monde contemporain avec un humour épigrammatique et une pointe d’académisme tout désignés»
«Beaucoup aimé ça. Je pense que c’est des réflexions super intéressantes et qui me rejoignent beaucoup puisque j’ai beaucoup de misère à laisser allez le passé et les mémoires qui l’entoure. Ça vaut vraiment la peine d’être vu.»